Rattrapage cinéma #1 : Un peu de Science-Fiction?

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Alors, les gens qui me connaissent bien sont au courant de ma passion pour le cinéma. Quand je ne suis pas au chaud dans une salle sombre pour voir les derniers grands films sortis, je reste chez moi le soir à essayer tant bien que mal de rattraper mes retards. Je me balade un peu partout, sur YouTube ou d’autres sites, pour trouver le moindre film que je n’ai pas pu voir, ou encore mieux, dont je n’ai jamais entendu parlé.

Il faut que je vous avoue, parfois c’est pas la joie, je peux aussi bien tomber sur des chefs-d’œuvre absolu que des films sans saveurs. Alors cet article et ceux qui suivront de la même série, seront là pour que je puisse vous en parler un peu, de ses soirées cinéma au fond du canapé. Ce sera rapide, ne vous inquiétez pas.

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Donc commençons, hier soir, après que je me sois refait les Aliens dans la semaine suite à la sortie de Life, je me suis dis qu’un peu de Science Fiction me ferait du bien. MAIS, j’avais un film qui trainait, qu’il fallait que je vois sinon je ne l’aurais jamais fait.

Infectés

Un film qui commence à dater comme les autres films de cet article, presque 8 ans déjà. On suit l’histoire de Danny, son frère Brian, sa petite amie Bobby et une camarade de classe, Kate, traversant les États-Unis. Un virus mortel à frappé le monde et les quatre jeunes essayent d’y échappé. Danny veut rejoindre un refuge sur une plage de surfeurs isolée du golfe du Mexique où il allait souvent étant enfant. Pour survivre ils suivent des règles strictes, comme le fait d’emprunter seulement des itinéraires secondaires et ne rentrer en contact avec personne d’autre. Mais ils se rendent vite compte que le plus gros problèmes n’est pas forcément le virus mais l’Humain lui même..

Comment je pourrais dire ça simplement? Si vous prenez tout les films que vous avez pu voir dans le genre et que vous mélangez le tout, on pourrait arrive à Infectés. Je ne sais pas pour vous mais le recyclage ça ne prend pas avec moi. Quand on part de l’idée d’un virus mortel qui a décime la race Humaine avec un groupe de héro voulant survivre, on perd rapidement son originalité et les efforts doivent être énorme pour s’en sortir un minimum et de démarquer. Ce film ne l’a pas fait.

Malheureusement les enjeux de ce film restent identiques aux films du genre, la peur constante, l’attachement, l’individualisme etc.. Ce qui nous amène à une morale beaucoup trop évidente, le danger principal n’est plus le virus mais les personnes ne voulant pas l’attraper. Alors oui, le film à essayé de s’éloigner de la violence gratuite et centrer son intrigue sur l’Humain, voulant montré les relations interpersonnels dans un groupe quand la tension est présente. On a pas de zombies, juste des morts. Et beaucoup de film on réussit ce pari en cherchant à créer une vraie profondeur dans l’écriture. Et malgré une envie certaine, le but n’a pas été atteint. Et c’est principalement dû au jeu d’acteur et aux personnages tout simplement. Chris Pine (Le frère de Danny) rend son personnage insupportable et son jeu d’acteur, même étant un des meilleurs du film, reste assez mauvais, le reste de la troupe sont typiquement des acteurs à « bonne gueule », typique d’un teen movie survival. Quant au background des personnages, il est inexistant. Quelques références à l’enfance par ci par la sans trop continuer. Et un film sans background influe logiquement sur ses aboutissants, et on arrive au point essentiel de ce film, il ne mène à rien. Les péripéties pouvant créer une vraie histoire sont mit de côté (Je pense au personnages du père et de sa fille). Et le film centre ses intrigues sur une aventure bateau et prévisible qui ne nous atteint pas, ne nous inspire aucune empathie pour les personnages et ne permet aucune réflexion ultérieure.

Alors oui, Infectés partait d’un bon sentiment, et s’est voulu très caricatural avec de nombreux clin d’œil plus ou moins cachés à d’autre grands films, 28 Weeks Later par exemple, et même Jurassic Park (Si vous voulez voir la scène de la cuisine à l’identique avec des mecs en combinaisons de dératiseurs à la place des raptors, c’est le bon film). Mais son manque de contenu sans surprise, ses longueurs, son jeu d’acteur et son originalité inexistante fait de lui un film que je ne conseillerais pas. Et quitte à rester sur quelque chose dans le même genre, je recommanderais toujours plus un « 28 weeks later », un « I am Legend », un « Bienvenue à Zombieland » ou un « Shaun of the dead », chacun de ses films apportant des choses nouvelles dans l’univers des virus et épidémies.

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ALORS, si nous en venions à la Science-Fiction, on était là pour ça normalement, non? Après ce film je vous avoue que j’attendais plus grand chose, j’ai donc commencer par celui qui, je pensais, serais le plus prometteur. Celui dont j’avais le plus entendu parler et surtout celui dont les retours, dans mon entourage, était les plus positifs. Je suis donc partis très confiant.

Apollo 18

Sorti en 2011, le film est un faux documentaire sur la Mission Apollo 18 de 1974, une mission spatiale secrète qui était sensé avoir été « annulé pour des raisons budgétaires ». On suit la mission qui arrive sur la Lune et découvre un équipage Russe mort, ils concluent donc qu’ils ne sont pas seuls sur le satellite terrien.

Après ma petite période de rappel de la série Aliens j’avais tellement envie de retrouver cette tension extrême que procure la science-fiction horrifique que j’espérais réellement tombé sur un bijou.  Et avec un synopsis comme le sien et surtout sa bande annonce, je m’attendais à un renouveau du genre mêlé avec cet « effet BlairWitch » qui m’avait tellement plu à l’époque. Et comme vous avez pu deviner, c’était une immense déception. J’ADORE les films dans l’espace, et le fait que ce soit la Lune cette fois-ci m’a vraiment donnée envie de le voir, et réussir un bon film de Science Fiction avec un « petit » budget de 5 millions de dollars ce n’est pas une mince affaire. Alors je me suis dis que le format Found Footage rendrait bien et que l’histoire serait à la hauteur du pitch. MAIS NON.

Tout d’abord, la réalisation laisse vraiment à désiré. Alors oui les décors, les  costumes et le matériel sont de parfaites reproduction et on s’y croirait, on remarque bien où le budget est passé. Et oui la qualité de l’image est forcément altéré dans un Found Footage mais.. Les plans de travers, les plans beaucoup trop court, des flashs, des images parasites, les lignes verticales ou horizontales etc.. D’accord c’est des images d’archives, je comprends, mais j’aurais aimé ne pas avoir à repasser plusieurs fois une scène avant de savoir exactement ce qui s’était passé. Ni me concentré constamment pour bien voir quelle bébête est passé en arrière plan à un moment. C’est peut être moi qui n’aime plus ça, et quelqu’un qui aime les found footage horrifique adorera peut être le visuel du film, je ne sais pas.

Mais la réalisation n’est pas le principal problème de ce film. Il est lent. Beaucoup trop lent. Surement un des films les plus lents que j’ai pu voir. Et quand on ajoute une bande son inexistante, on en arrive à se détacher du film, jusqu’à avoir envie de faire autre chose à côté. Et pour un film un d’horreur, c’est éliminatoire, on prend tellement de distance qu’on ne ressent ni l’angoisse ni la peur, aux seuls moments du films où on le devrait. Comme le film précédent il n’y aucun aboutissement de ce film, à part peut être se demander si un des membres de l’équipage réussira à s’en sortir et rentrer sur Terre. Mais est-ce qu’on le veut vraiment? Aucune idée.

Et oui, on en vient encore une fois à ce problème majeur dans les films du genre qui ne sont pas travaillés en profondeur. On suit trois personnages, les trois membres, et on ne connait la vie d’aucun d’entre eux. Seul un des personnages écoute de temps en temps une cassette de son fils/sa fille. Et donc malgré des héros assez convaincants et bien interprétéses, leurs personnalités est si peu recherché qu’on en vient à souffrir d’un manque d’empathie déprimant face à leurs funestes destins.

Pour conclure, ce film est fatiguant, aussi bien visuellement que mentalement. Il est long à se mettre en place et même quand c’est enfin le cas on ne ressent pas ce qu’on devrait ressentir devant un film horrifique. On s’ennuie et on se prépare à quelque chose qui n’arrivera pas. Et en ajoutant un visuel « authentique » mais énervant au bout de quelques temps, le film nous donne très vite l’envie d’arriver à la fin et de passer à autre chose. Certaines personnes le voit comme un bon film-documentaire, mais ce n’est pas mon cas. En reprenant les codes de « Blair Witch Project » et « Cloverfield Lane » en s’inspirant de la science fiction horrifique, le film s’est perdu dans un genre qu’il ne maîtrisait pas.

Alors je ne sais pas si je le conseillerais mais peut être que les fans des différents genre de ce film se doivent de le voir une fois dans leurs vie. Le film à reçu des avis très divergents donc peut être que parmi les personnes qui liront ça, quelqu’un aurait envie de tester l’expérience.

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BON, et si on passait au clou du spectacle? Le dernier film, que je ne connaissais de loin sans y  faire attention et qui est apparemment assez connu dans le milieu de la Science-Fiction, tout simplement car il est le tout premier long métrage de David Bowie Junior, Duncan Jones. Qui par la suite nous à fait le très bon Source Code et l’adaptation cinématographique du de Warcraft.

MOON, la face cachée

On a maintenant un film de Science-Fiction sorti en 2009. Et le plus compliqué pour moi est de réussir à vous faire un résumé sans vous dévoiler l’intrigue du film, car celui là j’insiste pour que vous alliez le voir, vraiment. C’est important. Donc l’histoire:

On suit un seul personnage, appelé Sam Bell, un employé de la société Lunar, qui possède la station Selene sur la Lune, qui extrait l’Helium 3 de la régolithe (la poussière lunaire). Cette énergie propre est la réponse à la crise énergétique grandissante sur Terre. La station est entièrement automatisé et donc un opérateur se doit d’être présent pour supervisé les installations et envoyé les ressources à la Terre, tout ça pour un contrat de trois ans. Sam y est en poste avec pour seul compagnon Gerty, un ordinateur mobile polyvalent doté de la parole. Arrivant à la fin de son contrat, il s’apprête à achever sa longue mission en solitaire et à retrouver sa famille, mais, petit à petit, il est pris d’hallucinations et va tenter de comprendre ce qu’il se passe.

Pour commencer, je dirais que le plus gros problème de ce film c’est que je n’ai pas pu le voir au cinéma! Ni personne d’ailleurs car il n’est jamais sorti en salle alors qu’il le méritait beaucoup plus que bien d’autre films. Comme Apollo 18, le budget est seulement de 5 millions de dollars, mais Duncan Jones à réussir à créer un univers visuel propre au film, assez proche de 2001: L’odyssée de l’Espace. Les décors sont minimalistes, géométriques et assez claires, ce qui donne un côté épuré sans fioriture. Les plans sont longs et les mouvements de caméras sont lents, apportant un côté calme et hypnotique au différentes scènes du film. Et quant à la musique de Clint Mansell, (Requiem For a Dream, Mass Effect 3 ou plus récemment Ghost In The Shell) elle se compos de pulsations et de longue notes polyphoniques qui viennent parfaitement appuyer ce côté apaisant de l’ambiance.

Toute cette ambiance posée permet de se concentré sur ce qu’essaye d’instaurer le film. Une intrigue centrée sur une seule et même personne, on suit une véritable introspection, entre les scènes de vie quotidienne, au bord de la folie, les doutes, l’affection, les déceptions, le désarroi etc.. Sam Rockwell (jouant Sam Bell) nous offre un jeu époustouflant et une vraie leçon d’acting en alternant différent état de conscience, entre la folie et la raison. Mais il n’est pas réellement seul car Gerty, l’intelligence artificielle de la base nous offre une vision très humaine de la pensée robot, proche des lois fondamentales de la robotiques d’Asimov. La voix de Kevin Spacey rajoute un vrai plus à sa personnalité. Très altruiste, il accompagne le personnage tout au long de l’aventure. On en vient au fur et à mesure à se méfier de cet entité.

Bon, à partir de ce moment je ne peux plus parler du film sans spoiler alors je vous demande d’aller vite le voir si vous ne l’avez pas vu et de revenir ensuite pour continuer la lecture! Si vous voulez directement la conclusion garantie sans spoil, je vous retrouve au dernier paragraphe. Mais si vous êtes curieux ou avez déjà vu ce film, continuons.


Si Moon semblait commencer sur une réflexion sur le thème de la folie et de l’isolement, on comprend vite que le thème principal est une histoire de clone et de relation entre Gerty et ces derniers, avec une vision profondément humaniste. En effet, Sam découvre vite que les trois ans de contrats sont la durée de vie des clones et qu’à chaque fois, un clone du Sam Bell est réveillé à la mort du précédent, ils ont les souvenirs de l’Original et n’ont aucune idée de leurs situations. Mais suite à une problème, un clone en fin de vie et le nouveau se rencontre, et après avoir compris qu’ils ne sont pas fous, ils devinent toute la supercherie. Une affaire d’exploitation industrielle ou chaque clone de Sam Bell est une pièce de rechange de la station.

Ce film est émouvant, on ressent le désarroi et le désespoir total des clones se rendant compte de leur véritable nature. Ces deux clones devenant amis et partageant les souvenirs de leur famille implanté dans leurs cerveaux. On se questionne sur l’éthique de l’exploitation d’un être, quelque soit ses différences, sur les ambitions des multinationales et leurs façons d’y arrivé. Tout est sujet à questionnement et à remise en question de notre façon de pensée globale. Doit-on encore réellement asservir pour produire? Le film se pose en critique d’un futur possible.

Le robot Gerty (Cousin éloigné de HAL 9000) finit aussi par nous faire ressentir de l’affection pour lui. On sent qu’au fur et à mesure des années à côtoyés ces clones à la même personnalité, il à développé une loyauté certaine envers eux, qu’il exprime en assurant leur survie, sa mission principale. On sent tout au long du déroulement du film la difficulté pour lui de ne pas dévoilé la vérité à propos de tout ce qui se passe autour de la station, il à un devoir de réserve et est programmer pour, mais doit aussi protéger les clones, qui sont condamnés à une mort certaine sans son aide. Il finit d’ailleurs par leur venir en aide et à sauver la vie d’un des clones pour qu’il retourne sur Terre.

Et donc j’insiste une nouvelle fois sur la performance de Sam Rockwell, incarnant deux clones, l’un en début de vie, physiquement et mentalement au top, et le seconde en pleine dégénérescence physique et mentale. Dans des phases de colères, de joie, de calme, de folie.. Ils nous prouve qu’il est capable de jouer une grande diversité de personnage et de créer LA véritable profondeur du film, la personnalité des Sam Bell. Qui nous permet de s’attacher au personnages et vivre l’expérience en même temps qu’eux. C’est quand même un tour de force réussi que de créer une amitié entre deux personnes qu’il est le seul à jouer.


Pour finir, je dirais que même si la fin est relativement expéditive et qu’on pourrait vraiment s’attendre à mieux de la part de ce film, pouvant créer une certaine déception, ce véritable huis-clos contemplatif, nous fait traverser une intrigue très bien maitrisée accompagné d’un Sam Rockwell captivant. Et malgré que le manque d’action et la présence d’un unique acteur à l’écran la quasi totalité du film peut faire peur au premier abord, il nous offre une belle réflexion sur l’âme, la manipulation, la dégénérescence, l’amour, la survie, la solidarité, etc.. Et les mystères de ce films seront présent pour conduire le spectateur du début à la fin sans une minute d’ennui.

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